La phytoremédiation (phyto- , d’origine grecque, qui signifie végétal), c’est donc le fait de dépolluer les sols, l’au ou l’air grâce aux plantes. Pour cela, les plantes agissent de différentes manières sur les polluants, ils peuvent être stockés, bloqués ou détoxifiés. Il y a donc une très forte interaction entre les plantes, le sol, et les microorganismes.

Les différents types de phytoremédiation sont la phytoextraction, la phytostabilisation, la phytodégradation et la phytovolatilisation.
La phytoremédiation possède beaucoup d’avantages, mais également des inconvénients, voici un tableau les regroupant :
| Avantages | Inconvénients |
| – Peut être utilisé pour de nombreux polluants, nombreux métaux – Application ex situ / in situ – Ne dégrade pas les sols – Méthode peu coûteuse – Simple à mettre en oeuvre – Esthétique | – Taille des racines limitent l’application à des sites pollués peu profonds – Durée de remédiation longue – Pas applicable sur des sols excessivement contaminés – Dépend des conditions climatiques |
La phytoextraction est un des procédés, faisant partie de la phytoremédiation, dans lequel les racines absorbent les métaux lourds, qui sont ensuite stockés dans les parties aériennes de la plante.
Les plantes dites hyperaccumulatrices permettent de stocker une quantité impressionnante, jusqu’à 300 fois plus que les plantes « tolérantes aux métaux » !
La phytoextraction se déroule donc en plusieurs étapes :
- Évaluation du milieu
- Semis des plantes hyperaccumulatrices
- Avancées de la culture (techniques permettant d’améliorer le rendement)
- Récolte
- Séchage
- Élimination / Valorisation (phytomining)
Avant tout, une évaluation des conditions dans lesquelles les plantes vont pousser est primordiale. Mesurer le pH du milieu, le climat, … autant de facteurs pouvant affecter l’efficacité de la phytoextraction.
Il faut ensuite semer les plantes, et surtout bien choisir l’espèce adéquate en fonction du métal à extraire.
Des techniques peuvent être appliquées pour augmenter l’efficacité des plantes. Parmi ces techniques, on peut citer : l’ajout de chélateurs, l’augmentation de la mobilité des métaux, ou encore de rajout de microorganismes aux abords des plantes.
Vient ensuite la récolte des plantes. Après la période de croissance, les plantes sont prêtes à être récoltées.

Le séchage est une étape supplémentaire mais pas obligatoire. Le séchage est le fait de retirer l’eau d’un produit pour qu’il ne reste que la matière sèche.
La dernière étape est l’élimination ou la valorisation des plantes. Dans le premier cas, les plantes sont brûlées, puis les cendres traitées. Dans le deuxième cas (après le 5-), la matière sèche est transformée en catalyseurs « verts », cette technique, qui s’inscrit dans une économie circulaire, s’appelle « phytomining ».
Pour les métaux, le chemin jusqu’aux feuilles est une tâche ardue et longue.
Les racines absorbent les métaux, qui doivent passer par les cellules de la racine, pour arriver au xylème.

Une fois dans le xylème, ils sont transportés grâce à un courant de respiration jusqu’aux parties aériennes, ou ils seront stockés, et détoxifiés grâce à différents mécanismes.
Même si l’expérience avec les choux ne nous a pas montré les effets de la phytoextraction, nous avons quand même appris que les métaux, même s’ils sont vitaux, ils sont effectivement toxiques à dose conséquente. Les métaux lourds peuvent être bons et néfastes à la fois, seule la dose compte.


La phytoremédiation est encore une science nouvelle. R. R. Brooks, en effet, a découvert cela il y une trentaine d’années, et beaucoup de mécanismes sont encore mal compris ou inconnus. Des chercheurs travaillent donc activement sur ce sujet pour pouvoir l’exploiter au maximum, et rendre ce mode de dépollution incontournable. Dans le futur, remplacer tout ses traitements physico-chimiques par la phytoremédiation sera une solution durable pour un monde meilleur. Pour cela, la transgénèse présente un grand avantage, celui d’améliorer la phytoremédiation. Les catalyseurs « verts » sont également un très bon moyen de récupérer des métaux sans polluer la Terre.
Pour résumer, la phytoremédiation est un moyen de dépollution complexe, mais très avantageux, qui, grâce aux avancées scientifiques, pourrait se révéler LA technique pour un développement durable.



