Les substances toxiques sont présentes tout autour de nous. Il en existe deux types :
- Les molécules organiques (comme les pesticides) qui peuvent être dégradées grâce à des microorganismes. Il est donc possible d’utiliser les plantes pour une dégradation plus rapide.
- Les métaux (le plus souvent lourds) qui peuvent être contrôlés grâce, soit à des traitements physico-chimiques (onéreux, dégradent les sols), soit des traitements biologiques, dont la phytoremédiation fait partie.
Les anciens sites miniers, fonctionnant dans le passé, laissent une grosse trace dans les villages aux alentours. En effet, de nombreux métaux lourds sont présents à proximité de ces sites. Ces métaux lourds, comme l’Arsenic par exemple, sont toxiques même à faible dose.
« Mon épouse a eu deux cancers, ma fille vient d’en avoir un autre, moi-même je suis atteint. Toutes mes chiennes ont eu des cancers des mamelles. On approche des 100 % ! » Michel Bourgeat, riverain de l’ancienne mine de Saint-Félix-de-Pallières

Il devient donc indispensable de nettoyer la terre aux abords de ces anciennes mines, car cela provoque de graves conséquences sur la santé des habitants (les métaux lourds étant cancérigènes ou mutagènes), et sur la nature également.
Aujourd’hui, de nombreuses techniques sont employés pour dépolluer les sols. Il existe les traitements physiques, chimiques, thermiques, et biologiques. Or, la plupart sont onéreux ou compliqués à mettre en œuvre. La phytoremédiation est donc une très bonne option, car n’étant pas compliquée à mettre en place et moins chère que les autres techniques, cette option est en plus 100% naturelle, respectueuse de l’environnement.
Malheureusement, il n’existe pas de réglementation par rapport à la pollution des sols en France. De plus, la phytoremédiation n’est pas suffisamment connue des entreprises françaises.
Malgré cela, la phytoremédiation, plus précisément la phytoextraction, semble donc, en utilisant des plantes hyperaccumulatrices, être une bonne technique de traitement pour la dépollution d’un site minier.
En parlant de plantes hyperaccumulatrices, il existe deux catégories de plantes :
- Les plantes « tolérantes aux métaux » : plantes utiles pour la phytostabilisation, la phytovolatilisation et l’étude des mécanismes de tolérance, mais qui accumulent seulement une petite quantité de métaux (de 0.005 à 0.05% de la matière sèche). Elles ont donc peu d’intérêt en ce qui concerne la phytoextraction.
- Les plantes hyperaccumulatrices : les plus adaptées à la phytoextraction. La concentration en métaux peut atteindre 8% de la matière sèche. Il en existe plus de 400 taxons.